Posez le calcul plutôt que le principe. Une marketplace prélève une part sur chaque vente : plus vous vendez, plus vous payez. Une boutique en propre coûte un abonnement mensuel fixe, identique que vous vendiez deux pièces ou vingt. À partir d'un certain volume mensuel, la commission cumulée dépasse le coût d'une boutique — et tout ce qui est vendu au-delà l'est sans prélèvement.
Le prix n'est pourtant pas le vrai sujet. Sur une marketplace, l'acheteur appartient à la plateforme : vous ne récupérez ni son adresse mail ni le droit de le recontacter, et la fiche de votre pièce affiche des créations concurrentes juste en dessous. Vous louez une place dans une galerie marchande dont vous ne fixez ni la vitrine, ni les règles, ni le classement.
Sur votre propre boutique, la pièce est seule sur sa page, racontée comme elle le mérite, avec vos photos, votre matière et votre atelier autour. Le client est le vôtre et vous pouvez le prévenir de la prochaine création. Rien n'oblige d'ailleurs à tout couper : beaucoup gardent la marketplace comme vitrine d'appel et font converger vers leur site les clients qui reviennent — c'est là que la marge se joue.