C'est l'inverse. Une activité mal comprise ne se développe pas : elle stagne au périmètre des gens qui vous connaissent déjà. Tant que personne ne sait redire ce que vous faites, le bouche-à-oreille s'arrête au premier maillon — on recommande seulement ce qu'on sait expliquer à quelqu'un d'autre en deux phrases.
Le site ne sert pas d'abord à faire joli, il sert à faire comprendre. Nommer chaque approche, dire pour qui elle est faite, décrire ce qui se passe pendant une séance, montrer les diplômes derrière : c'est ce travail de clarification qui manque, et il manque justement au moment où l'activité démarre. C'est aussi ce qui permet à un partenaire ou à une structure de vous adresser quelqu'un sans avoir à improviser une explication.
Un site en une seule page ne le permet pas. Le site de Pas à Pas donne une page à chacune de ses approches ; celle qui cherche du snoezelen et celle qui cherche de la médiation animale n'atterrissent pas au même endroit et n'ont pas à démêler le reste. Attendre d'avoir plus de clients pour clarifier son activité, c'est attendre que le problème se règle par la cause qui le produit.